Annales 75.2 Effets développementaux et fonctionnels

Editeur(s): J. Bhatia, M. Makrides. 75.2

Nous assistons à une épidémie mondiale d’obésité chez les enfants, les adolescents et les adultes. Bien que l'obésité soit d'origine multifactorielle, la prévalence accrue de l'obésité évolue parallèlement à une augmentation de la consommation en "sucres" sous formes de sucres raffinés ou matières grasses. Pour lutter contre l'obésité, un des facteurs pouvant être modifié est la préférence pour les sucreries et peut-être une incitation à un mode de vie plus sain. Dans ce contexte, cette annale explore l'évolution des préférences sensorielles chez le jeune enfant, couvrant la période allant du fœtus à l'enfance.

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Effets développementaux et fonctionnels

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Les habitudes alimentaires des enfants reflètent leur biologie instinctive qui les prédipose à préférer les goûts sucrés et à éviter les aliments au goût amer. Bien qu'autrefois adaptatif, le penchant des enfants pour certains types d'aliments dans l'environnement alimentaire moderne peut les exposer à un risque d'obésité de maladies métaboliques.

Découvrir le sucre : Sa place dans l’alimentation du nourrisson et du petit enfant

Auteur(s): Robert D. Murray

Les premières expériences gustatives d'un enfant concernent l'exposition au goût sucré, commençant avant la naissance et se poursuivant tout au long de l'allaitement. Le goût sucré n'a pas seulement une signification nutritionnelle, elle invoque également de puissantes connotations sociales et émotionnelles pour le nourrisson. Lors de la diversification, les nourrissons sont exposés à une grande variété de nouveaux aliments et saveurs. Non seulement les nourrissons acquièrent des compétences alimentaires, mais cette phase prépare également le terrain pour les habitudes alimentaires plus tard dans la vie. Les compétences parentales jouent un rôle essentiel dans l'élaboration du nouveau régime alimentaire du tout-petit, jetant les bases des futures habitudes alimentaires et nutritionnelles.

L’allaitement influence-t-il nos préférences alimentaires ? Liens avec l’obésité

Auteur(s): Alison K. Ventura

Les préférences alimentaires innées des enfants sont le reflet de la biologie de notre espèce, qui favorise l’inclination vers les produits sucrés et l’évitement des produits au goût amer comme les légumes à feuilles vertes. Autrefois essentiel à notre survie, ce mécanisme adaptatif est désormais en contradiction avec un environnement surchargé d'aliments caloriques. Néanmoins, cette prédisposition biologique peut être surmontée en modulant les expériences aromatiques précoces pendant la gestation, l'allaitement et le sevrage.

Rôles des récepteurs gustatifs de type T1R dans le goût et le métabolisme

Auteur(s): Matthew Kochem

Les récepteurs du goût de type 1 (T1R) transmettent les goûts sucrés et salés. Non seulement exprimés sur la langue et la bouche, les T1R sont également présents dans d'autres tissus métaboliquement actifs, tels que l'intestin et le pancréas. Ces récepteurs transmettent la présence de sucres et d'acides aminés, guidant la prise alimentaire et régulant la réponse métabolique aux aliments.