Le fer chez le nourrisson et l’enfant

Editeur(s): Olle Hernell, Umeå Annales Nestlé Vol.68.3 , 2010

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Joseph Glanvill (1636–1680), un écrivain anglais, philosophe et homme d’église, déclarait déjà en son temps que «le fer semble être un métal simple, mais sa nature recèle de nombreux mystères et les hommes qui s’y intéressent devraient, dans un futur proche, en retirer d’importants bénéfices non seulement pour eux mais également pour toute l’humanité». En effet, depuis, nous avons appris que le fer est essentiel à presque tous les organismes vivants. La caractéristique biologique la plus importante du fer est sa capacité à osciller entre l’état divalent (ion ferreux, Fe 2+) et trivalent (ion ferrique, Fe 3+), en cédant ou en recevant un électron. Il est très probable que d’une part cette capacité à transférer des électrons et d’autre part son abondance dans la nature aient permis au fer d’évoluer en un groupement prosthétique pour plusieurs protéines devenant alors fer-dépendantes et ayant des fonctions clés dans de nombreux processus métaboliques. Ainsi, outre son implication dans le transport de l’hémoglobine et de l’oxygène vers les tissus, le fer est essentiel au développement normal du cerveau, notamment dans les processus de myélinisation et de transmission de l’information, et il est indispensable pour le fonctionnement du système immunitaire, pour la production d’ATP, la synthèse des protéines et de l’ADN, et donc pour la régénération des tissus.

ARTICLES
  • Implication de la régulation homéostatique du fer dans le statut ferrique du nourrisson et de l’enfant

    Auteur(s): Lönnerdal, B. (Davis, Calif.); Hernell, O. (Umeå)

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